Le mot du Président d’APRI

Chers amis et bienfaiteurs, généreux et fidèles donateurs à l’Association APRI, vos dons ont une destination précise avec un objectif précis. But et objectif de ces dons : contribuer au développement durable et global des campagnes, promouvoir la vie des femmes et des hommes de ce milieu.

Destination : Dans 3 pays d’Afrique de l’Ouest où les Frères missionnaires et les Soeurs des campagnes sont présents. (Burkina-Faso, Bénin, Togo). Voir au recto de cette lettre une présentation du Burkina Faso.

L’Eveil Scolaire

L’éveil scolaire à Kompienbiga (Village proche de Pama)a commencé en 2011 pour répondre à une demande faite par le directeur d’école qui souhaitait que les enfants arrivent en primaire avec quelques notions d’éveil et de français. Cela fait aujourd’hui 5 ans que les soeurs essaient de donner de leur temps pour l’encadrement de ces enfants de 4-6 ans. Au départ l’éveil se faisait dans la cour de l’école, sous un apatam s’appuyant sur un des bâtiments du primaire. Depuis l’année 2015-2016, nous avons choisi de le faire sur un terrain qui nous appartient juste à côté du prieuré. Cela nous facilite le travail, et nous sommes plus libres vis-à-vis des autres enseignants.

Dans cette activité nous rencontrons des joies et des peines. Joie de voir ces enfants arriver le premier jour de la rentrée certain avec assurance d’autre avec la peur de l’inconnu. Joie de les voir progresser au jour le jour. Au départ la plupart ne savent même pas comment tenir une craie ou un crayon et en 7 mois ils arrivent à écrire quelques lettres et chiffres, à chanter et réciter des poésies en français, langue qu’ils ne connaissent pas à leur arrivée Ils sont eux-mêmes très heureux et cela nous encourage fortement.

Les difficultés que nous rencontrons à leur niveau c’est le fait de voir certains qui n’arrivent pas à apprendre. Et le vivre ensemble n’est pas facile. Au niveau des parents nous constatons souvent, qu’une fois que l’enfant est inscrit, ils ne se soucient plus de rien. Leur participation financière est faible et ne permet pas aux soeurs d’avoir une rémunération. Cela sert juste à couvrir les dépenses. C’est pourquoi nous sollicitons une aide financière qui pourra servir à rémunérer les deux soeurs qui donnent du temps.

Aide apportée par l’APRI : 750 €

Suivi nutrition des enfants : Témoignage de Blandine

L’an dernier, Sr Sylvie Marie m’a demandé de venir traduire dans les villages les animations qu’elle réalisait sur la nutrition des enfants. Notre Soeur est décédée au mois de janvier, et je n’ai pas pu continuer seule. Les Soeurs des campagnes de Copargo (Bénin) soucieuses de former et d’aider les mères à mieux suivre l’évolution de leurs enfants, m’ont demandé et m’ont permis de suivre une formation dans le cadre de la Protection de la Mère et de l’Enfant.

Plusieurs études et enquêtes démographiques de santé ont révélé que la malnutrition est l’une des causes de mortalité enfanto-juvénile. En effet, au Bénin comme à Djougou, 30 à 40% des enfants de 0 à 5 ans souffrent de malnutrition, cause d’environ 18 à 20% de décès dans la même tranche d’âge.

C’est pourquoi depuis 2011, les Soeurs des campagnes s’investissent dans la lutte contre la malnutrition en mettant en oeuvre diverses interventions dans 6 villages sur la commune de Copargo, en faveur des enfants de 0 à 5 ans.

Cette activité comprend plusieurs étapes essentielles : la pesée, la mesure du périmètre brachial, la démonstration culinaire : apprendre aux mamans comment combiner les produits alimentaires locaux pour avoir des mets équilibrés et de haute valeur nutritive. Les séances éducatives se font le même jour que la démonstration culinaire, en fonction des causes de la malnutrition identifiées dans le milieu (diarrhée, paludisme, infection, sevrage inadéquat, pratiques alimentaires etc.). Durant mon stage, j’ai été renforcée, j’ai appris des modes d’accueil. L’accueil chaleureux favorise un climat de confiance, qui permet à la maman de venir régulièrement aux pesées et aux rencontres d’animation jusqu’à l’âge de 5 ans de son enfant.

En toute sincérité cette formation m’a donné des bases solides pour assurer les animations, j’ai beaucoup reçu. J’ai toujours travaillé dans une bonne ambiance, comme dans une famille harmonieusement unie. Je remercie toutes les personnes qui m’ont permis de vivre ce stage. J’ai bénéficié d’une bonne formation et je désire la mettre en pratique auprès des mamans et de leurs enfants dans les villages dès le mois prochain. Merci à tous ceux qui m’ont permis de faire ce stage.

Blandine BIO YERIMA M

Aide apportée par l’APRI : 1 500 €

ZOOM sur le BURKINA FASO :

A la fin de cette année 2016 et à l’orée de nouvel an 2017 avec ses festivités, APRI vient vous faire découvrir l’un de ces pays ; le BURKINA FASO (entourées en rouge : les implantations des Frères et Soeurs).

Après les années de l’indépendance, ce pays s’appelait la Haute-Volta. Avec la révolution, en 1984, il a été baptisé du nom de BURKINA FASO. Un nom qui dérive de 3 dialectes du pays (moré, peulh, dioula) ; Burkina Faso = pays des hommes intègres.

Sa population de 16, 93 millions d’habitants est repartie sur une superficie de 274 200 km2. Dans ce pays, le secteur agricole emploie près de 92% de la population active et regroupe environ 1, 3 million d’exploitation agricoles pour une agriculture de subsistance, avec 9 millions d’hectares de superficie. En 1999, dans ce contexte, le concept d’accaparement des terres, un phénomène inquiétant a été introduit au Burkina Faso. Certaines régions les plus arrosées, plus boisées avec des terres fertiles sont plus concernées par le phénomène.

Les ‘agrobusinessmen’, acquéreurs de ces terres usent de promesses, des broutilles… (achat de moto, création d’emploi pour la population…). Les populations bradent des centaines d’hectares. Dans certaines régions, les paysans n’ont plus de terre pour cultiver et nourrir leur famille.

Dans ce contexte, le code de la protection de l’environnement est foulé au pied, même les arbres protégés (karité, néré …) sont détruits par des bulldozers sans contrepartie des investissements pour prévenir l’érosion du sol provoquant des dégâts environnementaux. On constate que la fertilité initiale des sols risque de se perdre dans les années à venir. Les frères et les soeurs travaillent en collaboration avec les populations locales pour la prise de conscience des conséquences néfastes de ces opérations.

Frère Thomas

La recherche de financement, un dur Labeur, un long apprentissage !!!

L’APRI est sollicitée pour des projets faits par des communautés de frère et de soeur au profit des populations avec lesquelles ils vivent qui varient de 1 000 à 50 000 euros. Elle n’a pas pour vocation à financer l’intégralité d’un projet. Elle peut contribuer à sa mise en forme et à la recherche d’autres financeurs.

Obtenir une rencontre d’un financeur est plus ou moins compliqué ! Il faut déposer un dossier souvent via internet avant telle date. Il sera étudié lors d’une commission qui se réunit 1 à 2 fois par an !

Il n’y a pas de temps à perdre la commission approche ! Sur le site internet, c’est la déception : nous n’avons pas les réponses aux questions très précises du formulaire, le financement n’est possible que pour les associations dont le siège est situé sur son territoire, les spécificités du projet ne sont pas évoquées dans le formulaire immuable. Bref ce n’est pas gagné !

La commission refuse ou reporte sa décision en notant les points positifs et les incohérences. Il est nécessaire de répondre à des questions qui ne figurent pas dans le formulaire de base.

Sans nous décourager, avec les frères et soeurs porteurs d’un projet nous travaillons sur son contenu, sa présentation en respectant les exigences de chaque financeur.

Jean-Luc CARLO

Télécharger la lettre info en PDF : cliquer ici

 

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