pesée

Durant l’année 2013 (de janvier à juin) 210 mamans ont été rencontrées régulièrement dans 6 villages. Euphrasie qui était la traductrice de Sr Sylvie Marie  depuis deux ans  fait maintenant le travail seule dans certains villages. Une nouvelle traductrice a été embauchée pour accompagner Sr Sylvie dans ses déplacements. Cela a permis de suivre plus de mamans.  Le centre de santé est éloigné de ces villages mais plusieurs enfants ont dû y être envoyés car ils étaient trop faibles. Dans certains villages plus de la moitié des enfants sont malnutris.

Les mamans découvrent comment enrichir les bouillies en variant les farines utilisées  et les enfants sont pesés pour suivre leur courbe de poids.  Ces rencontres permettent aussi des échanges autour de l’hygiène et de la santé des enfants.

Dans son rapport, Sœur Sylvie Marie écrit :

« A Tani, nous avons débuté avec 6 mamans et nous avons terminé les animations avec 27 mamans. Petit à petit il y a une confiance qui est née et qui a permis  aux mamans d’en inviter d’autres, nous avons ainsi pu rejoindre des femmes qui sortent peu. »

« Garakawa : C’est un village qui est marqué par l’exode rural des femmes. Elles partent en laissant leurs enfants aux grands-mères. Nous avons plus de travail là-bas, il faut d’abord travailler la mentalité de ces personnes âgées qui restent marquées par la tradition et ont du mal à s’ouvrir à la nouveauté. »

« Yérarho : c’est le village le plus loin de Copargo (35km). C’est un village très motivé, très engagé nous retrouvons là 40 femmes. Elles souhaitent améliorer leurs  conditions de vie. Elles cherchent  à découvrir une nouvelle manière de faire. Elles sortent car elles communient au mal que nous nous donnons pour les rejoindre, et elles apprécient ce que nous faisons pour elles. Lorsque nous arrivons, elles ont préparé le lieu de rencontre, l’eau est là pour nous accueillir… »

« Le gros soucis des mamans, c’est la santé de leurs enfants, elles sont attentives à ce que nous pouvons leur donner comme remèdes pour une meilleure santé.  J’en ai vu qui sortaient de l’argent pour acheter les ingrédients pour fabriquer  la bouillie améliorée, même si elles n’ont pas beaucoup de moyens. La joie des mamans c’est de voir leurs enfants  reprendre vie tandis qu’elles les avaient vu faibles. »

« Ces rencontres sont aussi un lieu où elles peuvent échanger sur ce qu’elles vivent. »

En 2013, ce projet aura couté 1200 euros. Merci à tous ceux qui les ont aidés en envoyant leurs dons à APRI. Nous sommes toujours à la recherche de soutiens financiers (dons ou autres) afin que ce projet se poursuive en 2014.  Comme en France, le prix du carburant a augmenté ce qui alourdi le budget pour rejoindre les femmes dans leurs villages éloignés des centres de santé.

Catégories : Bénin

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