Editorial de Fr Pierre Rouamba

Comme chaque année, l’APRI mène ses activités en lien avec nos Congrégations, (FMC et SC) ancrées dans la réalité des terroirs africains, mais aussi sous les exigences législatives de nos différents pays. Pour 2026, les Congrégations, au Bénin, au Burkina et au Togo, sont marquées par cet appel de la législation de chaque pays à une mise en conformité au Registre des Associations, Fondations et ONG dans chacun de ces trois pays où nous sommes. Cette exigence est demandée à toute association, regroupement d’associations, fondation ou organisation non gouvernementale (ONG), qui souhaite être reconnue et autorisée à exercer ses activités dans ces pays.
Déclaration de mise en conformité au registre des associations et fondations. Au Bénin, à titre d’exemple, la Congrégation des Frères Missionnaires des Campagnes a déjà fait sa déclaration et a reçu son attestation. Cette mise en conformité exige que les fondations, associations, et ONG existant avant
la loi du 22 juillet 2025 se mettent en conformité selon les nouvelles dispositions légales et réglementaires du pays. En tant que Congrégation nous avons actualisé les informations ou les données de notre famille Religieuse (Congrégation, organisation) et l’avons inscrite au Registre électronique des Associations et Fondations. À l’issue de cette procédure, le ministère nous a délivré une Attestation de mise en conformité. Elle est le gage de notre inscription au Registre et confirme la conservation de la personnalité juridique de la Congrégation au Bénin. Ce qui veut dire aussi que la non-conformité de la Congrégation dans le temps imparti par la loi entraine automatiquement et de plein droit la dissolution de la Congrégation. Par conséquent elle ne pourra plus mener légalement ses activités au Bénin en tant que personne juridique. Il faut noter qu’il reste les mêmes démarches à faire au Burkina et au Togo, sauf que le délai n’est pas encore fixé.
Les avantages de cette loi : Elle va d’abord recadrer et dissoudre des associations et ONG qui soutiennent les groupes terroristes et autres groupes meurtriers. Elle va limiter aussi les financements d’associations fictives qui ne font rien sur
le terrain. Elle permet de contrôler l’utilisation des revenus de l’association à sa vocation. L’Etat pourra exiger une transparence dans la gestion des comptes par des contrôles inopinés. Pour nous, en tant que
Congrégation, les exigences de l’état vont assainir encore plus le fonctionnement de la gestion de nos
oeuvres.
Les inconvénients qui en résultent, ce sont les lourdeurs de l’administration. Par exemple s’il n’y a pas de vérification sur le terrain, on se contente des déclarations fictives, puisque tout est fait numériquement
par internet. Il pourrait y avoir des fausses pièces, sans vérifier leur authenticité. Sans contact physique pour discuter avec des personnes sur le terrain, le risque de supprimer des Congrégations qui éprouvent de la difficulté est réel, alors qu’elles font du bon travail sur le terrain. Cela demande d’ouvrir plus de dialogue pour un discernement perspicace pour éviter d’exclure des personnes à tort. Nous comptons toujours sur votre soutien financier pour poursuivre nos activités avec les personnes qui sont dans le besoin. Votre pensée, vos encouragements ainsi que vos prières nous aident énormément dans notre quotidien.

Bien fraternellement

Catégories : Lettres info

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