Le mot de Frère Thomas BOENA, président de l’APRI
Le Conseil d’Administration s’est réuni les 13 et 14 avril. Il a examiné les projets élaborés et transmis par les prieurés africains. A ce propos nous constatons au fil des années l’amélioration de la présentation et du suivi des projets ainsi que l’impact positif sur la vie des villageois. Nous remercions les frères et les sœurs des Campagnes, pour leur implication dans la collaboration avec l’APRI.
Nous remercions les donateurs pour leur générosité sans laquelle l’action de développement serait plus difficile.
Nous sommes inquiets au sujet de la situation politique et sécuritaire au Burkina-Faso. Les sœurs de KOMPIENBIGA ont dû quitter leur prieuré pour PAMA et interrompre leurs activités notamment l’éveil scolaire.

Paroles de donateurs (extraits de lettres accompagnant les dons à l’APRI)
« Nous partageons l’humanisme des frères et vous adressons quelques sous pour stabiliser les populations et pour une démarche que nous soutenons… » « J’envoie mes vœux à plusieurs communautés FMC-SC en Afrique, je soutiens leurs projets en versant un don à l’APRI » « notre don…pour le travail discret mais riche effectué par les frères, les sœurs et toutes celles et ceux qui les accompagnent ».

Des nouvelles de l’Atelier de couture à THIOU – Burkina Faso
Envoyées par Fr. Hugues A. ZOMAHOU : « Dans le courant du mois d’octobre, suite à notre demande de financement, nous avons reçu de vous une somme de 1.406.100 F CFA (2 150 €) pour nous équiper en matériels pour la formation des apprenants que nous avons. Avant de continuer ce mot permettez-moi de vous exprimer, aux noms des bénéficiaires et en mon nom propre nos sincères remerciements […] Cette somme a aussi permis aux jeunes apprenants d’avoir à leur portée le minimum pour le travail. Ce qui leur a permis d’assimiler rapidement les modules dispensés par les formateurs. Le fait qu’ils ont la chance de suivre les cours en calcul et en français, favorise le travail en dessins, en coupes et la communication entre nous. Ce qui favorise le travail entre les formateurs et les formés. Ces derniers de leurs côté, vu tout ce qui se fait pour eux, ils ont pris conscience et se sont mis au sérieux.
Leurs efforts contribuent au fonctionnement de l’atelier : tout ce qui est petites réparations et repassage qu’ils font sont utilisés pour nous procurer quelques condiments pour la cuisine puisqu’ils mangent à l’atelier les midis avec notre partenaire qui est l’OCADES local. Nous avons aussi quelques clients qui ont compris la chose et nous soutiennent par divers dons ex.: le riz, l’huile, sucre…
La formation que nous donnons à ces jeunes n’est pas que de la couture mais tout ce qui peut aider l’homme dans la vie. Fr Hugues qui est le principal formateur est quelqu’un de polyvalent, il essaie de leur donner tout son savoir en matière de la cuisine, l’entretien des lieux, l’hygiène corporelle, – c’est dans ce but que tous les samedis, nous donnons à chaque apprenant une somme de 300 FCFA (0,45 €) pour s’acheter du savon pour la lessive et la coiffure (cette somme vient de leur travail de repassage et de petite réparation de la semaine) – le savoir vivre en groupe, l’hygiène alimentaire, la discipline…
Qu’est-ce qui motivent les apprenants ?

La position du frère Hugues comme un grand frère qui a le souci de ses petits frères ; la vie du groupe ; le repas de midi… ont-ils soulignés ainsi que la gratuité de la formation…. Avec l’aide des parents, je souligne ici la ponctualité et la présence de chacun. C’est un élément qui favorise le travail. Je souligne aussi le sérieux du professeur qui dispense les cours de français et de maths. […] Nous pensons que nous sommes sur une très bonne voie et qu’avec le soutien des uns et des autres, nous irons de l’avant. »


Les jardins de Babayaka, à Copargo, Bénin – Les échecs qui permettent d’avancer

« Malheureusement cette campagne 2018-2019, les jardiniers de Babayaka n’ont rien fait, il y a eu quelques difficultés internes : j’avais acheté les graines et le jour où je suis allée avec les graines, tout le monde n’avait pas apporté l’argent pour payer. […] A partir du mois d’août dernier j’ai commencé à leur dire de m’apporter l’argent pour que je puisse acheter les graines pour faire la pépinière en septembre, en leur disant que je n’achèterai pas les graines s’ils ne me remettaient pas l’argent et c’est vers la fin du mois de décembre qu’ils m’ont donné l’argent. Tout cela est arrivé à cause du manque de fermeté de la part des responsables.
Avec l’animateur, nous avons trouvé que c’est trop tard pour faire pépinière du fait qu’à partir de février, il y a manque d’eau. Voilà pourquoi cette année, ils n’ont rien fait.
A vrai dire ça m’a fait très mal et j’étais découragée ainsi que l’animateur. J’avais envie de les laisser et d’aller ailleurs mais à cause de leur supplication […], j’ai laissé tomber la décision que j’avais prise.
[…] Ils vont reprendre. Je m’engage à continuer avec eux. [..] A partir de cette année, ce sont eux qui vont donner l’argent pour l’achat des graines. […] » Sœur Clémence Sawadogo.

Un exemple de partenariat à la ferme de Koré- Bénin

La ferme de Koré, en lien avec le centre de formation de Pam Pam était isolée en saisons des pluies car une rivière se forme et le passage n’est plus possible pour les véhicules. Un pont avec des madriers a été construit en 2013 et n’a pas résisté aux pluies, il fallait donc construire un pont en béton.
L’APRI n’ayant pas la capacité financière pour soutenir ce projet, les Frères ont fait appel à une association « Amour Sans Frontières » qui a accepté de financer ce pont. La route est désormais libre pour démarrer les locaux qui serviront aux stagiaires pour leur 2ème année de formation, après la 1ère année à Pam Pam. Les terres cultivables de Koré sont meilleures que celles de Pam Pam et correspondent bien pour l’année d’application après la formation au centre de Pam Pam.
« Amour sans Frontières » a également signé un partenariat avec les Frères pour financer les travaux de construction et donner ainsi de meilleures conditions de formation aux stagiaires. Nous nous réjouissons de ce partenariat, qui est un exemple parmi d’autres, de la nécessité de se mettre à plusieurs partenaires pour des projets plus couteux. Nous remercions sincèrement « Amour Sans Frontières » pour cette aide.

Télécharger en pdf la lettre info n°13 : cliquer ici



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